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Test du BC Acoustique EX-222.1

Test de l'amplificateur intégré BC Acoustique EX-222.1

Pourquoi tester cet ampli ?


Comme l'était son prédécesseur le EX-222, le EX-222.1 est un amplificateur haute fidélité qui s'adresse aux audiophiles à la recherche d'un ampli très complet pour un prix plus que raisonnable. La gamme 2014 des amplis HiFi BC Acoustique est constituée de la façon suivante :

Présenté comme l'un des meilleurs rapports qualité/prix, nous voulions en avoir leur cœur net. Alors que vaut vraiment cet amplificateur haute fidélité ?

A quoi ressemble-t-il ?

BC Acoustique EX-222.1 face avant

BC Acoustique EX-222.1 face arrière

Caractéristiques techniques de l'amplificateur BC Acoustique EX 222.1

Amplificateur stéréo intégré

  • 2x transformateurs toriques de 200 VA
  • DAC Cirrus Logic 8415 compatible PCM 24/96
  • Sorties pré-out
  • Sortie casque
  • Loudness (variable)
  • Balance et réglage de tonalité grave/aigu
  • Télécommande


Connectique

  • 4x entrées ligne stéréo RCA
  • 1x entrée numérique optique / coaxiale RCA
  • 1x entrée ligne mini-jack 3,5 mm
  • 1x sortie pré-out RCA
  • 1x sortie casque jack 6,3 mm


Généralités

  • Dimensions (lxhxp) : 430 x 80 x 340 mm
  • Poids : 8,3 kg

Mesures

  • Puissance : 2x70 W (8 Ohms) et 2x120 W (4 Ohms)
  • DHT : < 0,01 %
  • Rapport S/B : > 100 dB
  • Réponse en fréquence : 15 Hz à 25 kHz (0,5 dB)

Ressenti sur l'esthétique et la finition


Comme d’habitude chez BC, les appareils passés entre mes mains auparavant, jusqu’à ce modèle, sont toujours de bonne qualité, voir excellente sur le fleuron EX-362D. Alors l’esthétique ne va certes pas révolutionner le genre, mais posé sur un meuble hi-fi, il est tout de même plaisant à regarder, sa taille « mini » n’attirant pas le regard plus que ça. De plus, avec le lecteur CD EX-602.1 posé au-dessus (également testé par mes soins), l’aspect fait de suite plus cossu, plus « chaine stéréo ». Il est tout de même à noter que malgré le positionnement de cet intégré, son prix « plancher », le fabricant n’a pas lésiné sur la qualité des matériaux employés. Une face avant en aluminium, un potentiomètre APLS, un mode PURE DIRECT, un LOUDNESS (variable), un DAC (dont la réputation est établie) et le Bluetooth APTX … Un double cœur pour l’alimentation, des condensateurs de filtrage a forte valeur, un cordon secteur interchangeable… N’en jetez plus la coupe est pleine !

En découvrant l’appareil pour regarder ses entrailles, une jolie surprise m’attendait. BC ACOUSTIQUE s’est attardé sur l’agencement, le rangement des câbles qui parcourent l’intérieur de l’EX-222.1. C’est propre et c’est un détail qu’il fait plaisir de constater, certains devraient en prendre de la graine…

Concernant la face arrière et sa connectique, hormis les borniers enceintes qui rappellent à votre bon souvenir la somme dépensée pour acquérir l’appareil… Tout le reste ne souffre pas d’un montage à la « va y que je te pousse ». Les connecteurs sont solidement harnachés au châssis, et ne rendent pas l’âme avec des câbles en terminaisons NEUTRIK. Ce serait plutôt la tôle qui « gonfle » de quelques millimètres, en retirant ces fameuses terminaisons professionnelle (Qui tiendraient presque l’appareil pendu par les câbles tellement ils accrochent !), c’est donc le second et dernier point qui remet l’intégré dans sa gamme de prix.


Prises de vue intérieures

Intérieur BC Acoustique EX-222.1 Détail intérieur BC Acoustique EX-222.1   Détail électronique BC Acoustique EX-222.1


Mise en œuvre et rodage du BC EX-222.1


Recherche du sens de branchement (phase, fuite magnétique du transformateur) à l'aide d'un voltmètre : normal, écart non significatif en sens opposé sur l'appareil testé. Rodage d'une centaine d'heures, alternant le Magic CD de JMR, CD basses fréquences, fichiers QOBUZ.

Cycle triple temporisation pour le rodage :

  • Temps de chauffe - volume bas
  • Extinction - refroidissement
  • Temps de chauffe - volume soutenu

Aparté avant les écoutes


Concernant le DAC intégré

L’entrée DAC est double mais pas dissociée, il est donc possible de relier son écran sur l’entrée optique, son lecteur Blu-Ray ou sa console (par exemple) sur celle coaxiale. Le choix de l’entrée souhaitée ce fera par rapport au signal entrant, c’est-à-dire qu’il faut veiller à ce que les matériels reliés à cette entrée, n’envoient pas le signal en même temps. Par exemple, si vous regardez un film sur votre lecteur Blu-ray, il faut que votre console soit éteinte, sinon le 222.1 recevra deux signaux numériques et ne saura quoi faire.


Concernant le Bluetooth

Le Bluetooth qui équipe cet intégré stéréo, est de norme APTX, soit la plus qualitative à ce jour. Il n’y a aucun souci de reconnaissance ni sous iOS, ni sous Android. L’appairage, bizarrement, ce fait plus rapide sous ANDROID, de quelques secondes certes, mais plus rapide tout de même. J’ai également eu des microcoupures sur l’iPhone 5S utilisé, alors que sur le LG G3 qui tourne sous Android, aucune… Petit aparté sur la dernière version de l’application QOBUZ (la 3.0), qui est juste tip top, et permet de profiter du format FLAC, même en liaison sans fil, et croyez-moi, le rendu est tout autre !

Les écoutes


Les sources ont été le DAC ASUS Essence STU, le lecteur CD CREEK EVO50 et le lecteur Blu-ray SONY BDP-S5100. Les enceintes furent des TRIANGLE ANTAL EZ et des DYNAUDIO Excite X14 câblées en JSV AUDIO. Ont été également utilisés : la barrette OEHLBACH POWER SOCKET 905 sur secteur JSV AUDIO, des câbles optiques et coaxiaux OEHLBACH, et un secteur JSV AUDIO sur l’EX-222.1 en fin de tests.


Les albums choisis pour les écoutes:



Je vais gâcher un peu la finalité, mais je ne peux taire plus longtemps mon étonnement d’une telle musicalité. Comment un appareil si « mince » visuellement (car pour le poids c’est tout autre chose), si « peu cher », peut-il sonner aussi bien ? C’est vraiment peu probable, que vous puissiez vous imaginer avoir ces résultats, en le voyant camper sur les étagères de revendeurs (encore moins en voyant son prix, ou ses « camarades » directs).

ACDC, Back in Black & Evanescence, Fallen : Ouvrons avec les albums des « Papys du Rock » ACDC, ou encore celui d’Evanescence. Rentre dedans et toute en force pour le premier. Sans lâcher une bride sur l’attaque ou la dynamique, l’EX-222.1 ne se laisse pas démonter par l’énergie, par le volume qu’impose ce type de musique. Electrisant et féroce cet intégré. Le second garde la part belle aux montées de régimes, mais la (jolie) voix de l’artiste est tout simplement des plus plaisantes, son grain particulier est bien mis en valeur. Rien n’est manquant, rien n’est trop présent, le dosage est idéal de mon avis. Rappelons-nous à quoi nous avons à faire… Un ampli intégré proposé en entrée de gamme.

Asgeir, In the Silence & I. Maalouf, Au Pays d'Alice : Une mention particulière au couple DYNAUDIO X14 – BC EX-222.1, couple d’une suavité, d’une douceur et articulation sur le médium fortement appréciables. Sur les albums d’ASGEIR et I.MAALOUF, c’est le duo qui s’est nettement détaché de l’autre. La spatialisation est de tout premier ordre, pas de trou central, même en étant légèrement désaxé. Le haut du spectre baigne dans une luminosité bien ciselée, qui laisse passer les notes haut-perchées sans une pointe de stridence, l’EX-222.1 projette juste ce qu’il faut les partitions de ces artistes. Le bas du spectre (bien qu’écourté sur les bas grave) est tenu d’une main de fer par le double cœur de l’intégré, il est étonnant d’entendre une « si » petite bibliothèque, un « si » petit intégré sortir des graves si denses, si présents et titillant le plexus. Le plus beau, c’est que le côté un peu rond/trainant des X14 est moins présent sur l’EX-222.1, preuve de sa belle tenue et neutralité.

La scène sonore bâtie par l’appareil est on ne peut plus juste et crédible, les instruments sur AU PAYS D’ALICE respirent, sont séparés les uns des autres, la séparation lorsqu’il le faut est « visible », rien ne vient empiéter sur la place de l’autre. L’interprétation dans sa langue natale d’ASGEIR fait voyager l’auditeur. Il est amusant de constater que son phrasé, son grain changent légèrement entre l’anglais et le norvégien. Encore faut-il que les matériels en oeuvre puissent restituer cela… L’EX-222.1 fait partie de ceux-là. Personnellement, c’est un album que j’aime particulièrement, il peut s’écouter en « volume de compagnie », pas besoin de lâcher les Watts pour profiter des titres (si l’intégré a la faculté d’avoir une consistance a bas volume j’entends).

Led Zeppelin, Stairway to Heaven : Titre qui me sert quasiment sur chaque essai, pour cerner les capacités dynamiques et les attaques des éléments. Ce morceau (comme déjà écrit) demande une attention particulière aux changements de niveau, des dynamiques puissantes mais courtes… Le placement de la voix et de la guitare ne sont pas faciles… Il m’est arrivé d’entendre cette guitare au centre, alors que sa place n’est pas là du tout ! Les aigus des enceintes TRIANGLES ANTAL EZ étaient « festifs » et acidulés, le médium légèrement en recul sur un moment ressort, bien de l’analyse du préampli du BC. La basse mériterait une pression supplémentaire, mais « la faute » incombe aux enceintes et non à l’EX-222.1. Les montagnes russes du niveau gérées avec maestro, ça part aussi vite, aussi bien que ça redescend. « Ma » guitare est bien placée, elle ne déborde pas de sa place, et s’éteint précisément là où elle doit.

Les films


Les Blu-Ray choisis pour les tests vidéo



Secondaire pour certains, très important pour d’autres… Comment sonne le « petit » EX-222.1 pour des séances cinéphiles ? Pas, ou peu de surprise vu les performances stéréo précitées vais-je dire. L’alimentation dont est pourvu l’EX-222.1 et ses condensateurs de fortes capacités ne s’émoussent même pas un peu sur PACIFIC RIM. Mieux même, plus vous tournez le volume, plus il « s’amuse » à vous envoyer la bande son ravageuse avec force et conviction. Les combats entres protagonistes ressortent physiques et d’une force peu croyable… Biens des intégrés home-cinéma entrée de gamme se seraient effondrés, au volume sur lequel j’ai poussé « cette petite boule de nerf ». Joignez un caisson de basse à vos enceintes et vous en aurez encore plus, avec en prime un médium/aigu toujours ciselé mais moins mordant dans les derniers crans du potentiomètre. La partie pré-amplification sait fouiller la bande son, elle met bien en lumière les petits détails cachés aux arrières plans sonores. Les voix sont peut-être un brin moins présentes ou audibles que sur ses grands frères, mais honnêtement, c’est déjà une belle prouesse que de ne pas les laisser se noyer au milieu de la débâcle d’effets pyrotechniques voulu par le réalisateur.

Alors ok, il sait bander ses muscles, c’est un fait ! Mais saura-t-il faire ressortir l’émotion du jeu d’acteurs de NOS ETOILES CONTRAIRES ? Est-il capable de mettre en lumière la bande son de ce film qui joue un rôle prédominant sur ce que voyez à l’écran ? Sans souci particulier messieurs dames. Les voix sont d’une intelligibilité probante, plus que sur le film précédent d’ailleurs. L’humanité, la douleur de certains passages, de plusieurs échanges verbaux font mouches, il est clairement possible de sentir, de « vivre » la maladie et la détresse du film. La partie musicale n’est point en reste, l’EX-222.1 ne laisse pas la BO sur le carreau, tout juste ressort-elle moins projetée que sur un (bon) intégré home-cinéma…. Ça reste cependant plus qu’acceptable (il est possible qu’un lecteur avec une conversion PCM de meilleur facture que le SONY BDP-S5100 utilisé, améliore ce point…).

Concrètement, vous pouvez sans craintes, sans manques particuliers vous essayer à visionner vos films en compagnie du BC EX-222.1, il n’aura sûrement pas l’enveloppe, l’effet bulle d’appareils plus cossus ou multicanal…. Mais il sera assurément de bonne compagnie.

Bilan de ce test

Les avantages

  • Le prix !
  • La polyvalence d’écoute, il est éclectique c’est sûr.
  • La capacité en courant, la tenue sur une impédance complexe.
  • La maitrise des membranes de grave.
  • Le beau respect du signal, la neutralité dont il fait preuve.
  • Qualité de fabrication et d’assemblage. (*)
  • L’épaisseur et la finition/implantation des touches de la face avant.
  • La course plus précise que sur l’ancien modèle.
  • Les touches « Direct + Loudness » amenant un réel plus aux écoutes (bravo pour le Loudness variable).
  • L’ouverture sur l’extérieur via l’entrée pour cartes optionnelles à venir, ou disponible.

Nous aurions aimé :

Vu les résultats, le prix demandé, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher...

  • Des LEDS moins vives.
  • Un cran sur les potentiomètres de réglage basses et aigus (et de balance d’ailleurs…), indiquant la position zéro.
  • Une télécommande moins « cheap ».
  • Une entrée USB (pourquoi pas….).
  • (*) Sur la qualité de fabrication : une petite épaisseur supplémentaire de la tôle arrière.

Quelques conseils


  • Encore une fois, je ne saurais trop conseiller de joindre un bon câble secteur à votre BC EX-222.1. Ses grandes capacités en courant vous le rendront bien.
  • Dans le même esprit qu’au-dessus, une barrette secteur de qualité, non filtrée de préférence, pour ne pas jouer « le bouchon ».
  • Partir sur des liaisons RCA (DAC/Intégré..), des câbles enceintes de bonne qualité. Il serait dommage de perdre des « morceaux » du signal en cours de route.
  • Un petit ¼ d’heure de chauffe et vous pouvez profiter pleinement de votre « petite boule de nerf » provenant de chez BC.

Ludo, Mars 2015

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